Pipo à Chicago...

 ... jusqu'en Octobre 2007. Au menu, textes et photos de Windy City et de mes business trips en Amérique latine.

Mercredi 4 octobre 2006

Ca y est, enfin un nouvel article sur mon blog… on remet le compteur des commentaires à zéro :-)

Ma semaine en Argentine s’est vraiment très bien passée, et j’ai eu le coup de foudre pour Buenos Aires, grande métropole de 12 millions d’habitants aux allures fortement européennes : On y retrouve l’élégance et l’authenticité qui font le charme des capitales du Vieux Continent.

Buenos Aires n’est qu’une facette de l’Argentine, et le centre-ville de la capitale n’est qu’une vision partielle et incomplète de la ville. La pauvreté est bien présente a Buenos Aires, tout comme a São Paulo ou à Mexico, et la crise économique qui a explosé en 2001 a fait des ravages au sein de la société, toutes classes sociales confondues… mais malgré cela, en parcourant les rues de la capitale argentine, j’avais souvent bien plus l’impression d’être à Paris qu’en Amérique latine !

Mais pourquoi me direz-vous ??? Si l’image que vous vous représentez de l’Argentine est celle d’un gros moustachu, avec un grand chapeau, qui joue de la guitare sous un soleil écrasant… eh bien vous avez tout faux :-)

Premièrement, la grande majorité de la population argentine est issue de l’immigration italienne et espagnole au cours des XIXe et XXe siècles : L’Argentin moyen ressemble bien plus à un Italien qu’à un Indien de la Bolivie voisine.

Deuxièmement, l’architecture : On retrouve les mêmes immeubles en pierre de taille qu’à Paris. Le centre-ville de Buenos Aires construit durant la première moitié du XXe siècle se voulait en ce temps être une copie des capitales européennes, et les pierres étaient souvent importées directement d’Europe pour être assemblées localement !

Mais c’était une autre époque, l’Argentine était une terre d’immigration, un pays à conquérir où tout était possible, à l’image des Etats-Unis, même si  à une échelle bien plus réduite. En 1910, Georges Clemenceau en visite en Argentine faisait la réflexion suivante : « Un peuple dont le développement de la pensée et l’esprit ont, à diverses reprises, retenu mon attention durant mon voyage, peut aborder les problèmes de l’avenir le cœur plein d’espoir. » L’avenir lui aura donné tort en partie.

Les heures de gloire ont continué jusque vers les années 1970, avec un pic de prospérité pendant la Seconde Guerre Mondiale où l’Argentine en a profité pour devenir le grenier à blé des Alliés. Puis vinrent les heures sombres de la dictature des militaires de 1976 à 1983 (on estime entre 15 et 30 000 le nombre de disparus pendant cette période). La défaite des Malouines en 1982 contre l’Angleterre thatchérienne précipitera la chute de la junte militaire et ouvrira la voie vers la démocratie.

Une démocratie encore très fragile, en effet les années 1980 seront celles de l’hyperinflation et de l’instabilité économique, à l’image de toute l’Amérique latine pendant cette décennie. En 1990, Carlos Menem arrive au pouvoir, un vent d’euphorie souffle sur le pays pendant quelques années, l’Argentine rattrape le Premier Monde ! Mais l’illusion ne durera pas longtemps, le pays s’endette de manière débridée –avec la complicité active du FMI- et toutes les entreprises publiques sont bradées à la sauvette. Les multinationales étrangères se ruent sur cet Eldorado, France et Espagne en tête (France Telecom, Suez-Lyonnaise des Eaux pour ne citer qu’elles).

A la fin des années 1990 le vent a définitivement tourné, le pays souffre d’un manque de compétitivité internationale notamment face à son voisin brésilien, le peso argentin étant aligné sur le dollar américain. Le remboursement de la dette est insoutenable, et les capitaux fuient le pays.

En décembre 2001, c’est tout un pays qui pète ! Vous avez peut-être encore en mémoire les images de la population tapant sur des casseroles dans les rues. Le climat est insurrectionnel, certains craignent une guerre civile et l’anarchie règne pendant quelques jours. Fernando de la Rua, Président de centre-gauche se montre totalement incapable de maîtriser la situation, il doit s’enfuir en hélicoptère devant la colère du peuple.

Je vous passe les détails des banques qui ferment, de l’inflation qui grimpe, des salaires qui sont gelés… chute du PIB -3,5% en 2001 et -11% en 2002 !

C’était il y a plus de 4 ans, les choses ont bien changé depuis et l’économie affiche aujourd’hui un taux de croissance compris entre 8 et 10%. Mais le pays reste fragile et très dépendant de ses exportations et de la forte demande extérieure en produits agricoles et matières premières.

Voila pour l’Histoire récente de l’Argentine :-)

Très bientôt un autre article consacré à ma semaine passée dans ce pays. En attendant voici un premier jeu de photos. Comme j’en ai pris beaucoup je les publierai en trois parties séparées.

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Vendredi 22 septembre 2006

Bonjour a tous chers lecteurs... et chers "commentaristes" de ce blog !

Vous l'avez compris en lisant mon dernier post, cette semaine je suis -encore et toujours- a Raleigh. Il etait temps, car ca commencait vraiment a me manquer :-)

Le travail se passe tres bien, et j'ai l'occasion d'etre de "l'autre cote de la barriere" pour un temps, non pas au niveau du siege regional comme c'est le cas pendant mon VIE, mais au sein d'une filiale cette fois-ci. Mais la n'est pas l'objet de cet article, puisque ce blog se veut avant tout inutile et bete... non peut-etre quand-meme pas, mais non d'une pipe noch a mal, moi ce qui m'interesse aujourd'hui c'est vous parler de Raleigh !

Alors Raleigh, par ou commencer, par ou finir, comment apprehender un tel concept... urbanistiquement parlant j'entends bien. Eh bien, imaginez d'un cote une ville de 280 000 habitants (hors agglo), un chiffre comparable avec Strasbourg ; imaginez une capitale d'Etat, la Caroline du Nord ; enfin imaginez ce que vous voulez mais dans tous les cas vous serez tres loin du compte !!!

Inutile d'en ecrire plus, ma memoire est trouble, mon corps est lasse et mon coeur meurtri : Je vous renvoie donc aux photos :-) Notez que si vous ne voyez que 8 photos apparaitre sur la page... eh bien vous aurez alors compris quelque-chose d'essentiel, Raleigh n'est ni Chicago, ni le Bresil, ni le Mexique !

Avant de vous quitter, voici deux petites videos, elles ont ete prises au volant de ma voiture de location (encore une Chevrolet, mais plus petite cette fois-ci !) alors que je foncais tout droit sur la ville mythique de Raleigh.

On The Road et On The Road Again

Pour ne pas vous laisser partir les mains dans les poches, voici un petit jeu : Dans l'une de ces deux videos se cache un petit detail que vous devez deviner... celui ou celle qui trouvera de quoi il s'agit gagne un hebergement gratuit a Chicago ;-)

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Vendredi 15 septembre 2006

Troisieme jour a Raleigh, Caroline du Nord. Les reunions se sont terminees hier-soir et je reste ici aujourd'hui pour aider le CFO local dans la preparation de son budget de fin d'annee.

C'est la deuxieme fois que je viens ici mais je ne connais toujours pas Raleigh puisque nos bureaux sont localises a Cary, dans la banlieue. Tout est tres vert et tres boise, les maisons sont enfouies au milieu des arbres, et comme on ne voit jamais personne qui marche, on a l'impression que l'endroit est completement vide, desert... et pourtant tous les parkings sont pleins, les hotels, les restaurants, les entreprises !

La Caroline du Nord est connue pour sa qualite de vie, un climat tempere en hiver, du vert a n'en plus finir, tout cela est tres joli, mais bonjour l'ennui... Ce soir je retourne a Chicago pour deux jours !

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Vendredi 8 septembre 2006

Je vais bientôt devoir changer le titre de ce blog :-)

La semaine prochaine nous devions avoir les réunions de prévision budgétaire de fin d’année pour l’Amérique du Nord à Chicago, mais celles-ci auront finalement lieu à Raleigh en Caroline du Nord (une hanche qui craque et tout est remis en cause !).

Je vais rester là-bas la fin de la semaine, le week-end et toute la semaine suivante pour aider le CFO de notre filiale locale à boucler son budget de fin d’année. Il est en effet débordé en raison de deux défections dans son équipe, et mon boss lui a proposé de m’envoyer là-bas pour l’aider :-) Ce travail promet d’être intéressant puisqu’il ne ressemblera pas à ce que j’ai fait jusqu'à présent.

Et après j’enchaine direct sur l’Argentine pour une semaine de plus ! Résultat des comptes, ca me fait trois semaines hors de Chicago, je commence presque à me sentir en transit ici :-)

Je ne me plains pas, j’apprends beaucoup et je n’ai vraiment pas le temps de m’ennuyer… mais ceci dit j’avoue qu’un de mes souhaits les plus chers aujourd’hui est de passer un week-end de glande la plus complète dans mon appartement ! Ca devra attendre encore un peu.

Et la troisième semaine d’octobre, on m’envoie une semaine à Montréal chez nos amis les Québécois. Je vais les aider à faire le travail sur la séparation des tâches que j’ai commencé à mettre en place ici a HPD, Chicago, et que j’ai présenté lors du meeting de Mexico. J’en profiterai notamment pour voir un ami parisien qui vient d’arriver à Montréal pour un an ou deux.

Donc voila, vous connaissez le programme des futures photos, Raleigh, Buenos Aires et Montréal ;-)

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Samedi 2 septembre 2006

Et de trois... Brésil, Colombie puis Mexique ! Me voici de retour chez les Gringos après avoir passé une super semaine au Mexique à l'occasion du CFO Meeting de la zone Amériques.

Je suis arrivé à la Ciudad de México le samedi en début d'après-midi, et le meeting ne commençant que mardi j'ai donc eu l'occasion de visiter un peu la capitale et ses environs. Samedi et dimanche soir j'ai logé dans un hôtel en plein centre-ville, juste à côté du Zócalo, la place centrale de la capitale où se trouvent notamment la Cathédrale, et le Palais National (siège du Gouvernement fédéral).

México a été construite par les Espagnols sur les ruines de l'ancienne capitale aztèque Tenochtitlán, et le Palacio Nacional repose sur ce qui était jadis le Palais de Moctezuma, le dernier Empereur des Aztèques. On trouve encore à quelques pas du Zócalo des ruines de ce qui constituait à l'époque Tenochtitlán, une ville de 250 000 habitants jusqu'à ce que Hernán Cortés débarque avec sa troupe de soudards, pour faire entrer le Mexique dans la "modernité occidentale".

Ce passé indien est encore très présent aujourd'hui dans la conscience mexicaine, il est un motif d'orgueil et de fierté et fonctionne souvent comme un réconfort face à l'actuelle situation du Mexique, un pays potentiellement riche mais où la moitié de la population vit encore dans la pauvreté.

Mexico City possède le plus grand centre historique de toute l'Amérique latine, et même si une bonne partie des édifices coloniaux ont été restaurés, il reste encore du boulot ! En tout cas il est certain que le centre recèle de trésors et de merveilles architecturales, et trois jours ne seraient pas de trop pour le parcourir, et pour voir notamment les nombreux musées qu'il abrite, dont certains de très grande qualité.

J'ai peu eu le temps de parcourir les rues et les places du centre-ville car j'ai choisi de passer la journée de dimanche au site archéologique de Teotihuacán, à une heure au nord-est de la capitale. Vous trouverez dans l'album photos quelques souvenirs de mes trois premiers jours passés au Mexique, la "partie touristique" de mon séjour.

Le reste de la semaine, de mardi à vendredi, j'ai logé dans l'hôtel Crowne Plaza à Tlanelpantla, une banlieue du nord de la Ciudad de México, c'est là où s'est déroulé le Meeting. Restera gravée dans ma mémoire l'ambiance, chaleureuse, multinationale, multiculturelle et multilingue !

Gracias a Dios ma présentation de mardi soir s'est très bien déroulée, et ce malgré que je me sois levé le matin même à 6h pour me "vider l'estomac" (les spaghettis aux fruits de mer de la veille ?). J'ai vraiment souffert durant toute la journée, mais j'ai pris sur moi, et l'adrénaline a dû m'aider au moment clé de la présentation :-)

Je suis vraiment très heureux de pouvoir faire ces voyages en Amérique latine, et je réalise pleinement la chance que j'ai car c'est vraiment ce que je voulais faire ! J'essaie d'en profiter à fond à chaque fois, et ce qui me marque le plus c'est la "qualité humaine" des gens que j'ai rencontrés dans le cadre de mon travail, et la qualité des relations que j'entretiens avec eux, qui vont au-delà de simples relations professionnelles et cordiales (pour une partie d'entre eux). Il faut dire qu'une soirée en boîte comme celle de jeudi soir, ça aide ;-) C'est certainement ce que je retiendrai le plus de mon VIE.

Ce soir je cherche Manu à l'aéroport et il sera à Chicago jusqu'à mardi soir ! Et par chance le lundi est férié aux US à l'occasion du Labor Day.

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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