Pipo à Chicago...

 ... jusqu'en Octobre 2007. Au menu, textes et photos de Windy City et de mes business trips en Amérique latine.

Samedi 21 octobre 2006

Le froid s'est installé et Noël approche à grands pas ! Voici un petit point sur mon emploi du temps des deux prochains mois.

Dimanche prochain je pars seul à São Paulo pour dix jours. Je vais aider la filiale brésilienne à faire un audit interne, suite à la présentation que j'avais faite à Mexico et sur le même mode que le travail que j'ai réalisé au sein de notre filiale à Plainfield. J'aurai un week-end de libre sur place et j'en profiterai peut-être pour aller à la plage qui est à deux heures de route de São Paulo.

La semaine du 13 novembre, gros contraste de températures puisque je serai à... Montreal cette fois-ci ! Pour faire la même chose qu'au Brésil. J'ai un ami parisien qui est actuellement là-bas et j'en profiterai pour lui rendre visite.

Pour le pont de Thanks Giving, du jeudi 23 au dimanche 26 novembre je vais à Las Vegas avec deux amis VIE de Chicago. Nous souhaitons notamment nous rendre en voiture au Grand Canyon.

Et après c'est déjà le mois décembre et je rentre deux semaines en France à partir du dimanche 24 décembre ! Je me réjouis beaucoup de tous vous revoir ;-)

Pour 2007 c'est une autre histoire...

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Samedi 14 octobre 2006
par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Vendredi 6 octobre 2006

Et hop la boum, de nouvelles photos en ligne : Le quartier bourgeois de Recoleta et le fabuleux cimetière du même nom... je dis "fabuleux" parce que c'est bien la première fois que j'ai pris plaisir à me promener dans un cimetière !

Quelques vidéos (faites clic droit et "enregistrer sous") :

San Telmo à la fête     Carlos Gardel ressucité

Ainsi font, font, font, les petites marionnettes !       Bozo le clown

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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Mercredi 4 octobre 2006

Ca y est, enfin un nouvel article sur mon blog… on remet le compteur des commentaires à zéro :-)

Ma semaine en Argentine s’est vraiment très bien passée, et j’ai eu le coup de foudre pour Buenos Aires, grande métropole de 12 millions d’habitants aux allures fortement européennes : On y retrouve l’élégance et l’authenticité qui font le charme des capitales du Vieux Continent.

Buenos Aires n’est qu’une facette de l’Argentine, et le centre-ville de la capitale n’est qu’une vision partielle et incomplète de la ville. La pauvreté est bien présente a Buenos Aires, tout comme a São Paulo ou à Mexico, et la crise économique qui a explosé en 2001 a fait des ravages au sein de la société, toutes classes sociales confondues… mais malgré cela, en parcourant les rues de la capitale argentine, j’avais souvent bien plus l’impression d’être à Paris qu’en Amérique latine !

Mais pourquoi me direz-vous ??? Si l’image que vous vous représentez de l’Argentine est celle d’un gros moustachu, avec un grand chapeau, qui joue de la guitare sous un soleil écrasant… eh bien vous avez tout faux :-)

Premièrement, la grande majorité de la population argentine est issue de l’immigration italienne et espagnole au cours des XIXe et XXe siècles : L’Argentin moyen ressemble bien plus à un Italien qu’à un Indien de la Bolivie voisine.

Deuxièmement, l’architecture : On retrouve les mêmes immeubles en pierre de taille qu’à Paris. Le centre-ville de Buenos Aires construit durant la première moitié du XXe siècle se voulait en ce temps être une copie des capitales européennes, et les pierres étaient souvent importées directement d’Europe pour être assemblées localement !

Mais c’était une autre époque, l’Argentine était une terre d’immigration, un pays à conquérir où tout était possible, à l’image des Etats-Unis, même si  à une échelle bien plus réduite. En 1910, Georges Clemenceau en visite en Argentine faisait la réflexion suivante : « Un peuple dont le développement de la pensée et l’esprit ont, à diverses reprises, retenu mon attention durant mon voyage, peut aborder les problèmes de l’avenir le cœur plein d’espoir. » L’avenir lui aura donné tort en partie.

Les heures de gloire ont continué jusque vers les années 1970, avec un pic de prospérité pendant la Seconde Guerre Mondiale où l’Argentine en a profité pour devenir le grenier à blé des Alliés. Puis vinrent les heures sombres de la dictature des militaires de 1976 à 1983 (on estime entre 15 et 30 000 le nombre de disparus pendant cette période). La défaite des Malouines en 1982 contre l’Angleterre thatchérienne précipitera la chute de la junte militaire et ouvrira la voie vers la démocratie.

Une démocratie encore très fragile, en effet les années 1980 seront celles de l’hyperinflation et de l’instabilité économique, à l’image de toute l’Amérique latine pendant cette décennie. En 1990, Carlos Menem arrive au pouvoir, un vent d’euphorie souffle sur le pays pendant quelques années, l’Argentine rattrape le Premier Monde ! Mais l’illusion ne durera pas longtemps, le pays s’endette de manière débridée –avec la complicité active du FMI- et toutes les entreprises publiques sont bradées à la sauvette. Les multinationales étrangères se ruent sur cet Eldorado, France et Espagne en tête (France Telecom, Suez-Lyonnaise des Eaux pour ne citer qu’elles).

A la fin des années 1990 le vent a définitivement tourné, le pays souffre d’un manque de compétitivité internationale notamment face à son voisin brésilien, le peso argentin étant aligné sur le dollar américain. Le remboursement de la dette est insoutenable, et les capitaux fuient le pays.

En décembre 2001, c’est tout un pays qui pète ! Vous avez peut-être encore en mémoire les images de la population tapant sur des casseroles dans les rues. Le climat est insurrectionnel, certains craignent une guerre civile et l’anarchie règne pendant quelques jours. Fernando de la Rua, Président de centre-gauche se montre totalement incapable de maîtriser la situation, il doit s’enfuir en hélicoptère devant la colère du peuple.

Je vous passe les détails des banques qui ferment, de l’inflation qui grimpe, des salaires qui sont gelés… chute du PIB -3,5% en 2001 et -11% en 2002 !

C’était il y a plus de 4 ans, les choses ont bien changé depuis et l’économie affiche aujourd’hui un taux de croissance compris entre 8 et 10%. Mais le pays reste fragile et très dépendant de ses exportations et de la forte demande extérieure en produits agricoles et matières premières.

Voila pour l’Histoire récente de l’Argentine :-)

Très bientôt un autre article consacré à ma semaine passée dans ce pays. En attendant voici un premier jeu de photos. Comme j’en ai pris beaucoup je les publierai en trois parties séparées.

par Philippe Kauffmann publié dans : pipoachicago
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